Camera Vs Appareil Photo Video Cinema

Caméra VS appareil photo reflex : quel choix en vidéo ou en film cinéma ?

L’opposition caméra vs appareil photo commence il y a dix ans avec la sortie du Canon 5D mark II. Un appareil photo reflex plein format qui révolutionne le monde audiovisuel. Alors qu’en vidéo, le numérique prenait peu à peu le pas sur l’argentique, c’est un autre paramètre que ce boîtier met en évidence : la […]
L’opposition caméra vs appareil photo commence il y a dix ans avec la sortie du Canon 5D mark II. Un appareil photo reflex plein format qui révolutionne le monde audiovisuel. Alors qu’en vidéo, le numérique prenait peu à peu le pas sur l’argentique, c’est un autre paramètre que ce boîtier met en évidence : la possibilité de réaliser un film professionnel avec un appareil à moins de 3 000€. Depuis, de nombreux autres reflex sont sortis et se sont intégrés à aux marchés de la vidéo et du cinéma.

Aujourd’hui, qu’est-ce qui justifie l’écart de prix entre un boitier photo reflex à 1 500€ tel que le Panasonic GH5 et une caméra cinéma à 90 000€ comme l’Arri Alexa LF ? Nous vous expliquons les différences entre ces deux familles d’appareils.

1. Le corps caméra vs appareil photo

La prise en main est un facteur essentiel. Un reflex est pensé d’abord pour la photographie. Donc un photographe qui va tenir le boitier. Une caméra cinéma quant à elle est faite pour qu’un cadreur la mette sur trépied ou sur l’épaule. Il faut aussi que le premier assistant opérateur puisse mettre les accessoires optiques pour faire la mise au point. Enfin le second assistant doit brancher les moniteurs. Une gymnastique plus sophistiquée qui induit que la caméra cinéma est un travail d’équipe. Le reflex est lui plus solitaire avec la mise au point automatique paramétrée par le photographe/vidéaste.

Ces différences entrainent des consommations d’énergie différentes. Une petite batterie de 13 watts suffit à alimenter un appareil photo pendant une demi journée alors qu’une batterie V-lock 200W ne tiendra que quelques heures sur une caméra tout équipée.

Les montures objectifs sont différentes également. Pour les boitiers photos il y a les électroniques Canon EF, Nikon G, Sony E ou micro 4/3. En caméra il y a principalement la monture PL, accroche solide mais pas toujours électronique.
A noter que, de plus en plus, les caméras sont fournies avec une monture photo Canon EF en option. Elle entraîne une baisse du coût d’achat ou de location des objectifs. L’AF (mise au point automatique) est alors disponible mais attention à la qualité de la mise au point en vidéo.

2. Les capteurs caméras cinéma et reflex photo

La cadence d’image du capteur. C’est elle qui fait la différence entre la photo et l’image animée. Pour rappel, on considère qu’il faut au minimum 24 images par seconde pour reconstituer correctement le mouvement. Tous les boitiers reflex atteignent évidemment ce nombre et vont même au delà avec souvent 60 im/sec, voir même 120 pour un Panasonic GH5 ou une Blackmagic Pocket 6K.
Ces hautes vitesses permettent de faire le ralenti. Une caméra cinéma va généralement au-dessus des 120 im/s. Une Arri Alexa mini monte à 200 images/s et les Red Epic ou une Red Helium vont même à 300 im/s. La grande spécialiste restant la Vision Research Phantom avec 3000 im/s.

En photographie les tailles du capteur les plus connues sont : 4:3, APS-C et full frame. Au cinéma il y a le super 16, le super 35 et Vista vision. Des variations de tailles qui viennent du tirage d’un côté et de la projection de l’autre.

La taille des photocites qui tapissent le capteur ont aussi une grande importance. Plus ils sont petits plus on peut avoir du détail sur une image. Mais cela va aussi générer davantage de bruit (tâches parasites qui fourmillent aléatoirement sur l’image). Une photographie est moins parasitée par ce phénomène. C’est pourquoi les reflex sont souvent dotés de beaucoup de pixels (jusqu’à 60 millions pour le Sony Alpha 7R IV). Tandis que les caméras cinéma en ont généralement moins de 10 millions pour une image 4K.

3. Le codage de la vidéo numérique

Une fois l’image passée par le capteur elle subit plusieurs modifications électroniques. Ces paramètres sont intégrés à l’image (format jpeg, mov par exemple) ou peuvent être changés après l’enregistrement (RAW). Là encore une grande différence. Les boitiers reflex ont du RAW (brut) pour les photos mais pas pour les vidéos. Les données sont donc écrasées, ce qui limite la palette créative en post-production. Le RAW, toujours présent dans les caméras cinéma, offre un plus grand contrôle sur l’image vidéo en étalonnage.

Néanmoins un enregistrement ProRes s’utilise aussi bien sur appareil photo que caméra cinéma. Il est plus ou moins gourmand en données (et donc en espace sur un disque dur) en fonction du volume de codage : 8, 10 ou 12 bits et 4:2:0, 4:2:2 et 4:4:4. Cet enregistrement constitue une alternative au RAW et est présent sur les caméras et les boitiers numériques via la sortie HDMI vers un enregistreur externe (Atomos, Convergent Design, Video Device). On enregistre alors une image « flat » ou « log » sur laquelle on ajoutera une LUT en post-production. Une bonne alternative entre volume des données et souplesse à l’étalonnage.

En définitive l’appareil cinéma domine dans tous les domaines dans ce caméra vs appareil photo. Aussi lorsque le budget est conséquent un chef-opérateur à tout intérêt à prendre la caméra qui pour lui est la meilleure du marché. Mais lorsque le budget est petit alors le recours à un reflex est tout à fait envisageable et donnera une image satisfaisante pour de nombreuses productions.

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